Diabète récemment diagnostiqué
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Que signifie l’appellation "diabète sucré" ?
Le terme "diabète" signifie miction excessive, et le terme "sucré", du latin mellitus, signifie miel. Autrefois, les médecins diagnostiquaient le diabète en goûtant l'urine du patient et ont constaté qu'elle avait un goût sucré. |
Qu'est-ce qui ne fonctionne pas dans le cas d'un diabète sucré ?
Le diabète sucré est une maladie chronique, provoquée par un manque partiel ou total d'insuline. L'insuline est une hormone, une substance d'importance vitale, qui est fabriquée par le pancréas et qui abaisse le taux de sucre sanguin. L'insuline fonctionne comme une clé servant à ouvrir les portes de vos cellules et à y laisser pénétrer le sucre (glucose). Chez un diabétique, le pancréas fabrique trop peu d'insuline pour permettre à la totalité du sucre sanguin de pénétrer dans vos muscles et autres cellules pour produire de l'énergie. Si le sucre ne peut pas pénétrer dans vos cellules pour y être utilisé, il s'accumule dans la circulation sanguine. Par conséquent, des niveaux élevés de glycémie sont la caractéristique du diabète. L'excédent de sucre est aussi excrété dans les urines, d'où la pratique ancienne consistant à goûter les urines pour établir le diagnostic.
Les différents types de diabète :
Il existe deux grandes catégories de diabète : le diabète de type 1 ou insulinodépendant, qui survient plutôt chez l'enfant ou chez le jeune adulte et qui nécessite toujours un traitement par injection d'insuline. Il est provoqué par le propre système immunitaire de l'organisme qui détruit les cellules du pancréas responsables de la production d'insuline (cellules beta) ; le diabète de type 2 ou non insulinodépendant s'installe généralement lentement à l'âge adulte. C'est une maladie évolutive qui peut parfois être traitée uniquement avec un régime et de l'exercice physique mais, dans la majorité des cas, le diabète de type 2 nécessite des médicaments antidiabétiques oraux et/ou des injections d'insuline.
Quelle est la cause du diabète de type 2 ?
Le diabète de type 2 (désigné par le passé sous le terme de diabète non insulinodépendant ou DNID) s'installe lorsque 2 anomalies sont réunies :
- Les cellules de votre organisme deviennent moins sensibles à l’insuline qui ne peut remplir son rôle. Cela survient le plus souvent chez les sujets en surpoids, sédentaires et ayant une alimentation trop riche. En conséquence à cette inefficacité, votre pancréas produit plus d’insuline pour obtenir les mêmes effets.
- Votre pancréas est défaillant et après quelques mois ou années, n’arrive plus à produire suffisamment d’insuline pour compenser la diminution de sensibilité de vos cellules à l’insuline. Cette insuffisance est plus prononcée durant les repas. C’est à ce moment qu’apparaît le diabète. Cette défaillance du pancréas est probablement héréditaire.
- Ces 2 anomalies sont nécessaires pour développer le diabète. Par exemple, seuls 30% des patients en surpoids sont diabétiques. Les autres ont un pancréas qui fonctionne tout à fait normalement et qui arrive à compenser l’inefficacité de l’insuline.
Qui risque de devenir diabétique de type 2 ?
D'après ce qui a été dit ci-dessus, on peut comprendre pourquoi la majorité des cas a sans aucun doute une origine familiale, car on retrouve souvent des cas de diabète de type 2 dans une même famille. Certaines races semblent être plus exposées au diabète de type 2 que d'autres. Le mode de vie a aussi son importance pour déterminer si une personne prédisposée au diabète de type 2 développera la maladie. Celle-ci est plus fréquente chez les personnes qui ne font pas assez d'exercice physique, qui ont une alimentation trop grasse ou trop calorique et/ou une surcharge pondérale. Les femmes qui deviennent diabétiques au cours de la grossesse (diabète gestationnel) seront par la suite davantage prédisposées à la maladie.
La cause exacte du diabète reste toutefois mal connue actuellement, mais quelques cas peuvent être mis sur le compte de défauts génétiques spécifiques.
Les valeurs normales de la glycémie
Les personnes non diabétiques ont une glycémie à jeun inférieure à 1,10 g/l (6,0 mmol/l ) et une glycémie après les repas inférieure à 1,40 g/l (7,8 mmol/l ) selon les directives internationales.
On parle de diabète lorsque la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/l (7mmol/l), mesurée au moins à deux reprises.
On est également diabétique si, quel que soit le moment de la journée, la glycémie est supérieure ou égale à 2 g/l (soit 11mmol/l) au moins à deux reprises.
Source : ANAES "Principes de dépistage du diabète de type 2"
Les personnes qui ont des niveaux de glycémie se situant entre les valeurs normales et les valeurs caractéristiques du diabète sont identifiées comme ayant une "mauvaise tolérance au glucose", un état de « pré-diabète » qui augmente le risque de développer un diabète ultérieurement. Votre médecin devra peut être effectuer un test particulier pour obtenir le diagnostic exact.
Maintenant que vous êtes diabétique de type 2
L'insuline agit comme une clé qui ouvre la porte de vos cellules au glucose. Mais, maintenant que vous êtes diabétique, vous n'avez pas la capacité de produire ces clés en quantité suffisante pour ouvrir les portes de vos cellules. Si le sucre ne peut pas pénétrer dans vos muscles et dans les autres cellules pour produire de l'énergie, vous vous sentez fatigué et, le sucre ne pouvant entrer dans les cellules pour y être utilisé, il s'accumule dans le sang.
Du sucre dans les urines
L'urine se forme dans les reins quand le sang est filtré. Sans une quantité suffisante d'insuline, la quantité de sucre dans votre sang atteint des niveaux très élevés. Quand cela se produit, une partie du sucre s'élimine alors avec l'urine, via les reins. Le sucre qui s'élimine avec l'urine emmène avec lui beaucoup d'eau. Cela vous donne très soif. Vous buvez beaucoup et urinez souvent.
Traiter votre diabète
Une fois le diagnostic établi, votre but doit être de maîtriser votre glycémie. Cela vous permettra de vous sentir bien, de mener une vie normale et d'éviter les complications à long terme du diabète. Vous et votre médecin devez fixer des objectifs pour votre glycémie. Rappelez-vous que toute amélioration dans vos niveaux de glycémie réduira le risque de complications.
Pour garder le contrôle de votre glycémie, vous devez faire maintenant ce que votre organisme faisait auparavant automatiquement. Vous pourrez faire un meilleur usage de l'insuline que votre organisme continue de produire en améliorant votre alimentation et vos horaires de repas, en faisant de l'exercice physique et en perdant du poids si besoin. Si, par ces mesures, vous n'obtenez pas le résultat escompté, vous pouvez prendre des médicaments qui augmentent la capacité de production d'insuline de votre organisme, ou qui améliorent votre sensibilité à l'insuline. Si ces médicaments ne sont pas efficaces, ou si votre organisme subit un stress, y compris en cas de maladie, vous pourrez avoir besoin transitoirement d'injections d'insuline.
Le personnel médical et paramédical spécialiste du diabète
La prise en charge des personnes diabétiques est du domaine du médecin traitant et/ou de l'endocrinologue spécialisé en diabétologie. Le recours au diabétologue est recommandé en cas de déséquilibre du diabète.
L'éducation thérapeutique du patient réalisée par le médecin, peut être complétée par :
- des professionnels paramédicaux spécialisés en diabétologie (diététiciens, infirmières, podologues, éducateurs médico-sportifs);
- une prise en charge avec un programme éducatif (type maison du diabète, programme proposé par les associations de patients);
- un suivi coordonné spécifique (prévention podologique, difficultés médico-sociales, éducation thérapeutique et diététiques) proposé dans un réseau de soins.
Source : Hautes Autorités de Santé Recommandation sur la "Prise en charge du diabète de type 2", Mai 2006
Autres aides disponibles
La plupart des cabinets médicaux pourront vous fournir des brochures d'information que vous pourrez emporter et prendre le temps de lire.
Une association de diabétiques existe aussi peut-être non loin de chez vous. Vous pourrez trouver, au sein de ce type d'association, un soutien amical en rencontrant d'autres diabétiques et en partageant expérience et conseils.
Vous pouvez aussi trouver de nombreuses informations sur le diabète via les sites internet que votre médecin pourra vous conseiller.